Paul Seixas : « J'y suis allé au feeling dans le Mur »
22 avril 2026 - 17:35
Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), vainqueur de La Flèche Wallonne 2026 dès sa première participation :
« J’avais un plan différent ce matin, celui d’avoir un lead-out dans le Mur, mais on ne peut pas exécuter un plan à la perfection, surtout une course où le placement est chaotique. La preuve, j’ai un rayon qui a cassé en haut de la bosse ! Ça a beaucoup frotté. Les placements étaient difficiles, tout le monde frottait pour tous les placements pendant cent kilomètres, c’était mentalement usant. L'équipe a fait un beau travail pour me positionner, puis j’y suis allé au feeling dans la bosse. J’ai regardé qui était autour de moi, j’ai jaugé mes adversaires et j’ai placé mon effort à 300 mètres de la ligne. L’équipe mérite cette victoire. »
« Je me suis un peu surpris dans le Mur car je ne me connaissais pas trop sur un type d’effort différent de ce que j’ai l'habitude de faire. C’est une très belle surprise, même si j’avais quelques repères avec le championnat d’Europe 2025 en Ardèche, où j’étais quand même bien. Cela confirme ce que je pensais et je suis content de m’être testé sur un effort de puncheur, pour voir ce dont j’étais capable sur des efforts aussi courts. »
À 19 ans et 210 jours, Seixas est aussi le plus jeune vainqueur de l’histoire de La Flèche Wallonne :
« Je ne me rends pas tout à fait compte (de l’ampleur de cette victoire). Je suis déjà focalisé sur Liège-Bastogne-Liège, les objectifs s'enchaînent et il faut rester concentré. C’est pour cela que je reste pragmatique. Il nous reste un objectif avec l’équipe, alors je suis juste hyper content de ce qu’on a fait aujourd’hui. C’est super pour l’équipe. »
« Les statistiques et le record, c’est sympa, mais l’important est de gagner. Je me concentre sur ce que j’ai à faire : gagner. Je suis le leader de l’équipe et peu importe l’âge : si j’arrive sur une course, c’est pour la gagner. J’avais les capacités de le faire et l’équipe a tout mis en place pour. »
« C’est toujours difficile de gagner car le niveau World Tour est très rapproché. Il faut tout faire et tout bien économiser pour aller chercher une victoire comme celle-là. Je réalise un beau début de succès avec beaucoup de victoires, mais toute l’équipe s’emploie à 200 % pour qu’on ait les stratégies les plus parfaites possibles. On a les vidéos, des reconnaissances… Ça se joue à ces détails, ce n’est pas juste une question de puissance. Comme on l’a vu aujourd’hui, il y a aussi des chutes et il faut rester placé, avoir une équipe solide. Ce n’est pas facile et avec les mêmes coureurs au départ, il n’est pas dit que je sois le meilleur demain. »


